Les fous s'entendent mieux que les saints | Médée & Kahlan



 
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Les fous s'entendent mieux que les saints | Médée & Kahlan

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Dim 26 Fév - 15:24
       
Les fous s'entendent mieux que les saints
   
Kahlan & Médée

Je lève la tête et je me retrouve devant l’hôpital. Voilà bien un lieu que je déteste avec une certaine ardeur. Je n’y avais jamais passé de longs moments, y éprouvant une certaine répulsion que je n’arrivais pas forcément à définir. Tout du moins, je n’en trouvais pas de causes dans mon passé. Mais les faits étaient là, je détestais être dans ses lieux. Sauf que je n’avais plus le choix. J’avais beau être prévoyante – tout du moins en temps normal – je m’étais laissée surprendre par les évènements. Je n’aurais jamais pensée que je me retrouverais enfermée, contre mon gré, et à court de médicaments, dans une ville qui n’aurait du être qu’un nom sur une carte.

Je prends une profonde inspiration avant de passer la porte tournante. Je sens immédiatement cette odeur aseptisé, cette climatisation bien trop bruyante. Je vois l’accueil, avec ses femmes aux sourires froids et dénués d’humanité. Non, je ne me laisse pas du tout influencée, c’est réellement ce qu’elles montrent…

- Pètes un grand coup, ma vieille, faut te dérider ! Ils vont finir par te mettre sous antidépresseurs s’ils voient ta tête ! Tu me ferais presque perdre la mienne, regardes !

Contrairement à ce que me demande mon double, je ne la regarde pas. Je sais qu’elle a pris une forme physique à mes côtés, et elle me tourne autour pendant que je marche à grand pas. Mais je préfère l’ignorer, elle n’est qu’une voix. Une petite voix agaçante et horripilante. Et je sais déjà ce que je verrais. Elle s’est surement représentée avec sa tête détachée de son corps et entre ses mains. Durant les guerres que j’avais livrées, j’avais eu bien des occasions de voir ce genre de choses, dans des cultes inconnues de tous, sauf de ses autochtones. Alors oui, j’avais déjà la représentation en tête, je n’avais pas besoin d’y mettre une image de moi-même. Aucunement…

Je prends sur moi de demander mon chemin et le lieu du rendez-vous, puis je me dirige vers les escaliers pour monter les étages. Hors de question que je me retrouve enfermée quand je peux faire autrement. J’entends les gloussements et les remarques de mon autre moitié, qui a tout de même décidé de prendre une forme moins physique. Regardes Kahlan, il lui manque un bras, tu penses qu’il s’est passé quoi ? Il a du faire des bêtises ! Et lui, il n’a plus toute sa tête ! Regardes ses yeux ! C’est trop drôle ! Ils tournent dans le vide ! Mais tais-toi ! Fermes-là ! Tu n’es pas obligée d’être aussi présente, laisses-moi tranquille !

Je pousse assez brusquement la porte pour sortir des escaliers, émergeant dans un service qui a l’air bien calme. L’hôtesse se permet même de me faire un sourire calme, de quoi me crisper les poils. Je déteste définitivement ce lieu. Mais je me dirige vers elle, lui annonçant calmement que je suis attendue et je la vois me faire signe d’attendre pendant qu’elle décroche son téléphone. Je patiente en regardant par la fenêtre, voyant la circulation extérieure. N’importe quoi pour m’empêcher de faire demi-tour, j’avais besoin de ces médicaments, Elle me l’avait assez prouvé. Elle avait pris trop souvent, déjà, le contrôle. Je ne pouvais plus me permettre de lui laisser autant d’influence. Même si cela signifiait de passer par un médecin et un psychiatre clinicien. J’allais définitivement détester mon après-midi.

« Madame ? Le Dr Henley est actuellement occupé, pourrais-je vous demander de patienter dans la salle prévue à cet effet ? »

C’est quoi cette manière de parler ? Actualises-toi, ma vieille, tu n’es pas dans le bon siècle. Je hoche la tête en sa direction et la suit jusqu’à une petite salle, où se trouve quatre chaises, dont l’une est occupée par une autre femme qui n’a pas l’air au meilleur de sa forme. Enfin, si on se trouve à consulter dans ce service, forcément, on est au plus mal… C’est assez logique. La femme finit par nous laisser et je m’assoie en face de la nouvelle. Je ne sais rien d’elle, rien de son histoire, rien de sa vie. Mais il y a comme… Quelque chose qui l’entoure, qui me fait me sentir proche d’elle, d’une certaine manière. Et je n’aime pas du tout ce sentiment. Je tente d’approcher ma main de mon arme, histoire de me rassurer, mais bien évidemment, je ne l’ai pas pris. Malgré tous les passes droits que me donnent mon statut de militaire, je ne peux pas entrer armée dans un hôpital alors j’ai tout laissée dans la chambre. Et je m’en rends compte maintenant, je ne me suis jamais sentie aussi nue… Je laisse retomber ma main, entendant en arrière fond le rire amusé de mon double au fond de mon crâne. Tais-toi donc, la poufiasse ! N’importe quoi est bon pour la faire taire, pour faire taire sa voix, même me sociabiliser… Ouais, j’aurais jamais cru que ce mot ferait un jour parti de mon vocabulaire !

« Cela fait longtemps, que vous patientez pour votre rendez-vous ? Histoire que je sache à quoi m’attendre dans cet hôpital… »

   
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Dim 12 Mar - 6:12
Une histoire de dingue

Médée grattait le bois de la table avec ses ongles, elle effectuait ce geste avec frénésie et rapidement. Elle se balançait d'avant en arrière, sans but. Elle pleurait. De lourdes larmes emportaient le reste de son maquillage dans une course folle qui s'arrêtait parfois seulement dans son décolleté. Elle voulait crier, parler ou même geindre, mais rien ne franchissait le seuil de ses lèvres. Elle avait le visage de quelqu'un qui criait à la mort, les traits tirés, la bouche ouverte, les lèvres tendues, les sourcils froncés, mais rien ne sortait. Ses membres inférieurs faisaient des gestes nerveux et inexpliqués. Parfois, un de ses genoux venait se cogner au dessous de la table sans qu'elle ne puisse l'arrête ni même s'en rendre compte. Elle était à la merci d'elle même, elle ne pouvait plus agir contre elle-même, même si elle agissait contre elle. Son coeur s'emballa, tous ses souvenirs remontaient alors, de façon violente et désorganisée. Phoenix, à Sparte, puis à Beacon Hills. La douleur que ce souvenir lui faisait éprouver la fit plier l'échine, elle s'allongea, la face contre la table tout en continuant de pleurer et de lutter dans un silence de mort. Puis sa mort, sa non-mort. Elle revoyait deux enfants, bleus, morts, puis elle se revoyait tomber. Puis plus rien. Une chambre noire, les murs tagués de dessins incompréhensibles et laids, effrayant. C'était chez elle. Qui étaient ces enfants ? Elle touche son ventre. Non, ce ne pouvait pas être les siens. Elle avait toujours été seule. C'était cela dont elle se souvenait. Elle ne se souvenait pas d'avoir été mariée, encore moins d'avoir deux enfants qu'elle avait assassiné avant de se donner la mort. Elle ne pouvait plus s'en souvenir, encore moins l'envisager. Elle se souvenait de sa non mort, elle se souvenait d'avoir trouvé celui qui lui avait empêché de trouver le repos éternel. Elle se souvenait aussi qu'elle avait été dans un état de colère monstrueux, mais elle ne souvenait plus de rien. Elle était frustrée devant cette immuable et intemporelle perte de souvenirs. Elle frappa sur la table. Elle sentait que la lime noire avait retenu sa main, elle l'avait sentie ralentir ses mouvements, les rendre plus difficiles. Elle n'osait pas se lever. Elle ne pourrait pas, alors, marcher, ses pieds resteraient alors coincés dans cette glue noire et immonde qui lui empêchait de vivre. Elle ne voulait pas encore se sentir empêchée. Alors elle arrêta de se battre et finit, passive, la tête contre la table. Elle ne sut pas si elle finit inconsciente ou juste endormie, mais elle se réveilla sur son canapé. Elle s'était déplacée ? Elle ne savait plus bien. Elle regarda autour d'elle. Personne. Rien ne bougeait. Ses dessins incompréhensibles n'étaient plus animés, la chaise ne bougeait plus seule. Elle tenta de se lever puis retomba. Noir. Elle se réveilla bien plus tard, une bien trop importante migraine pour qu'elle puisse faire autre chose qu'entr'ouvrir les yeux. Médée posa ses mains gelées sur son front. Et si elle appelait Phoenix Willos ? Peut être que...non. Elle lui devait déjà beaucoup, et malgré ce que son nom pouvait éveiller en elle, elle ne voulait pas le revoir. Il ressemblait trop à Phoenix Walder. Tellement que ça aurait pu être la même personne ! C'était amusant. Elle rit nerveusement. Elle n'était pas encore tout à fait saine. Lorsqu'elle aurait recouvré ses esprits, elle se rendrait compte que Phoenix Willos et Phoenix Walder étaient la même personne, et elle comprendrait alors pourquoi ce nom la chamboulait. Elle se souviendrait aussi alors qu'elle ne devait sous aucun prétexte révéler son véritable nom. Cela la ferait stresser, mais elle ne retomberait pas. En attendant, il fallait qu'elle attende la fin de sa période grise. Elle avait mal à la tête. On, elle ne savait plus bien qui, lui avait dit que si ses migraines prenaient trop de place, il fallait qu'elle aille voir un certain Henley. Elle se doutait un peu que ce n'était pas que pour ses migraines, mais si elle faisait de son mieux pour paraître la plus saine possible, elle ne devrait pas être trop embêtée par tout le corps médical. Grands dieux, elle n'osait imaginer ce que pourrait être sa vie lorsqu'elle aurait été envoyée à Eichen House. Elle ne pourrait jamais rentrer à Sparte, et elle ne pourrait jamais se retrouver elle même. Alors elle alla se laver à grande eau froide. Cela la calma un bon coup, ses phases s'éclaircissant à mesure que l'eau coulait sur son visage.  Elle passa un jean slim foncé et un t-shirt noir. Par dessus, elle glissa un grand pull en mailles rouges, enfila une paire de converses puis se dirigea vers sa voiture. Etait-ce bien raisonnable après les évènements de ces dernières heures ? Lorsqu'elle avait ce genre de crises qui menaient à des pertes de conscience, elle ne savait jamais combien de temps ses phases saines pouvaient durer. Parfois, cela la vidait complètement, et elle restait saine pendant une douzaine d'heures, parfois, c'était l'effet inverse et elle n'en avait que pour une demie-heure. Mais de toute façon, l'hôpital n'était pas loin. Si elle se concentrait sur la route et le chewing-gum qu'elle mâchait, elle devrait tenir la route. Elle monta à bord de sa berline noire puis prit la route de Memorial. Elle se gara le plus près de la porte et rentra dans le grand bâtiment aseptisé. Elle se dirigea directement vers l'accueil. Une petite bonne femme approchant la quarantaine à la perruque colorée de façon criarde était au téléphone et parlait d'une façon on ne pouvait plus vulgaire. Médée demanda le secteur du docteur Henley. Sans lâcher un mot, la bonne femme lui montra la gauche d'un oeil hautain avec ses doigts manucurés roses et en pointe. Même si son état était à déplorer, elle se disait qu'elle trouverait toujours pire qu'elle. Elle regarda son reflet dans un vitre en marchant. Phoenix avait raison, elle avait les traits creusés. Mais elle paraissait plus reposée qu'avant. Elle ne savait pas. C'était peut être cette initiative, faisait fi de la glue noire qui lui empêchait de marcher qui lui redonnait des forces. Mais il ne fallait pas qu'elle y voie un signe de rédemption. Elle n'était pas dupe. Elle savait que ce n'était pas fini et que le pire était encore à venir. Phoenix l'aiderait non ? Elle pourrait rentrer chez elle, elle pourrait aller à Sparte, elle pourrait recouvrer ses esprits, changer de nom, recommencer sa vie. Elle n'y retrouverait pas sa famille. Elle se souvenait en avoir une, mais elle ne pouvait pas dire combien elle avait de frères et soeurs si elle en avait, elle ne pouvait pas donner le nom de ses parents, rien de tout cela n'était possible. Alors elle recommencerait tout depuis zéro. Perdue dans ses pensées, elle finit par se présenter devant l'accueil de psychiatrie. Migraine de rien du tout oui ! Mais elle demanda quand même le docteur Henley.

- Bonjour, je pourrais avoir votre nom s'il vous plaît ?
- Je n'ai pas de rendez-vous, on m'a juste dit de me présenter si jamais j'avais un soucis avec...ma tête ?
- Qui ?
- Je ne sais plus...
- Je peux tout de même avoir votre nom ?

Médée réfléchit quelques secondes. Non, elle ne regarderait pas dans son sac pour trouver un quelconque nom de famille qui ressemblerait au sien ! Elle allait quand même être capable de le retrouver non ?

- An..Antono...poulos. Oui c'est ça. Antonopoulos.

La secrétaire regarda quelque chose, sourit puis hocha la tête.

- Oui je vois maintenant, vous pouvez patienter dans la salle d'attente. Vous risquez d'attendre un peu...

Et merde... Bon tant pis, de toute façon, il valait peut être mieux qu'elle pète un plomb ici plutôt qu'ailleurs. Elle se dirigea vers la salle d'attente, et s'assit sur une de ses chaises blanches inconfortables au possible. Mais bon, elle ne pouvait pas se permettre de faire la fine bouche. Elle regarda le mur, les gens arriver, repartir, sans vraiment faire attention à eux, si bien qu'elle fut surprise en entendant une personne lui parler. Si cela faisait longtemps ? Elle ne savait pas. Elle regarda la femme. Elle aussi n'avait pas l'air à fond les ballons. C'était presque rassurant tout compte fait. Médée hocha les épaules et secoua la tête.

- Je ne sais pas bien, je viens très peu...

Elle n'allait pas dire qu'elle n'avait pas besoin de rendez vous, et que son cas se glissait lorsqu'il y avait quelques minutes de libre. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu de conversation spontanée de la sorte. C'était presque agréable. Elle montra le reste de la salle avec un coup de menton.

- Ce que je peux vous dire, c'est que le reste de ces individus dans cette salle un peu trop blanche à mon goût attendent sans but depuis quelques temps déjà, et ça risque de se mettre à fumer avant longtemps.

Médée avait parlé très très vite, sa phrase commençant un peu à perdre de son sens. Non. Non elle ne pouvait pas perdre pied de nouveau. Non, s'il vous plaît. Faites que Henley arrive plus vite !
lumos maxima
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