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 No thought control ft. Alek

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chasseur
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MessageSujet: No thought control ft. Alek   Mar 17 Jan - 15:17


We don't need no education, we don't need no thought control, no dark sarcasm in the classroom, teachers leave them kids alone  Alek & Elijiah

No thought control

Elijiah passa ses mains sur son visage, passant le bout de ses doigts sur ses paupières. Il avait encore peu dormi. Il fallait réellement qu'il règle avec Hazel ces histoires d'insomnies. Répriment un baillement il posa ses mains sur son bureau et regarda par la fenêtre. Il pleuvait et le ciel était sombre. C'était la fin d'une après-midi de début d'année et c'était en tout point déprimant. Il jeta un oeil à sa classe. Qu'est ce qu'ils voulaient devenir ? Qu'avaient ils en tête ? De grands projets ? Ou d'autres plus petits ? Mais Elijiah pouvait peut être affirmer qu'ils avaient tous quelque chose en vue. Certain, c'était le sport, et il leur souhaitait bien du courage. Nombreux étaient ceux qui avaient tenté, et nombreux étaient ceux qui avaient échoué. Elijiah n'avait rien contre eux, mais il les trouvait un peu trop optimistes. Ils avaient tous eu des rêves, Elijiah y compris, mais bon nombre dentre eux les avaient vus partir en fumée. Elijiah y compris. Mais cela ne l'avait pas empêché de devenir ce qu'il était là non ? Et il s'appliquait à dire le contraire à la professeure de sport du lycée. Combien de fois avait elle scandé être une ancienne athlète ? Et elle était là, à enseigner, un bien grand mot quand on voyait le dit enseignement, à des élèves ? Le chasseur croyait peu en la bonté des gens, il savait que cela existait, mais il n'en avait jamais été réellement spectateur. Et il n'était pas un fervent exemple de bonté. Bref. Il ne croyait pas en sa vocation, et il ne croyait même pas en sa propre vocation. Pourquoi avait-il échoué là ? Comment en était il arrivé là ? Il se souvenait d'une illustration d'un journal allemand ou suisse, il ne se souvenait plus, dans laquelle on voyait des jeunes gens, plein de vie. Elijiah l'avait vu comme cela car ces personnages étaient représentés pleins de couleur, en mouvement, tous différents les uns des autres. Mais ces personnes finissaient par entrer dans une grosse bâtisse grise, avec le toit en dents de scie. Une usine. Pour finalement ressortir, gris, sans mouvements, identiques, tristes comme la pluie qui continuait de tomber dehors. Est ce que c'était cela la vie ? Elijiah s'était posé la question en voyant cette illustration. Il s'était demandé si finalement ce n'était pas tout simplement une normalisation de la population ? Et ce par l'éducation ? Est ce que cela voulait dire qu'il prenait part à ce massacre ? Certainement pas. C'était ce qu'il se répétait. Il les voyait bien rentrer, la première fois dans sa classe. Puis il les voyait sortir une dernière fois. Et certes ils étaient changés, mais Elijiah se prenait à espérer qu'ils ne ressemblaient pas à cette illustration. Il voulait leur apprendre à réfléchir, à penser par eux-mêmes. Plus il le souhaitait, plus il se rendait compte que pour lui, la bâtisse grise avait été son père. Non, il n'en était pas arrivé à ce diagnostic. Jamais il ne le pourrait. Jamais il ne pourrait se rendre compte que sa volonté, que sa pseudo-croisade n'était en réalité pas la sienne. Mais c'était comme cela. Elijiah finit son cours, les lumières jaunâtres étant le seul élément lumineux de sa journée. C'était vraiment triste. Ce soir-là, il allait passer quelques temps au téléphone avec Hazel, il le sentait venir. La sonnerie retentit, un triste son de cloche synthétisé et la salle se vida. Elijiah fit une dernière fois mine d'être complètement en forme pour leur dire au revoir, leur rappeler qu'ils avaient des devoirs pour la fois suivante. Et à dire vrai il ne se souvenait absolument pas qu'il leur avait donné quelque chose, et il ne se souvenait plus quand est-ce qu'il les reverrait la fois prochaine. Mais tant pis. Il retourna s'assoir à son bureau et ouvrit un tiroir. Il attrapa une boîte en carton et en sortit un comprimé qu'il avala. Il continuerait à avoir cette barre au niveau des sourcils un bon bout de temps encore. Il ouvrit un agenda marron, un rendez vous ? Un stagiaire ? Mais comment ça ? Qui lui avait mis cela ? Il fouilla dans sa mémoire, le sommeil lui faisait défaut. Cela lui revenait, un étudiant en il-ne-savait-plus-quoi qui venait dans son cours qui, ses souvenirs étaient bons, étaient pas en lien direct avec son cursus, mais bon, pour un stage dont il avait besoin pour il-ne-savait-plus-quoi. Il devait arriver d'ici quelques minutes. Mais qu'est ce qu'Elijiah allait bien pouvoir débiter comme conneries pour masquer sa fatigue et son déphasage ? Car il n'avait pas les yeux en face des trous. Ils étaient rare les moments où Elijiah se faisait surprendre par son agenda ou par une visite prévue mais oubliée. Et puis, il n'en voulait pas de ce stagiaire. Il avait accepté car il était relativement nouveau dans ce lycée et qu'il préférait cette petite ville paumée mais tranquille plutôt qu'autre chose de plus sport. Il aimait aussi cette ville pour d'autres raisons plus obscures encore mais cela, cela ne pouvait pas bien entrer en compte dans ce genre d'affaires. Si ? Elijiah soupira et prit un deuxième comprimé. Il en aurait bien besoin d'une bonne dizaine mais cela ne serait sûrement pas recommandé. Il ordonna son bureau, rangea ses affaires. Après cet entretient il n'avait pas envie de trainer à se balader dans ce lycée lugubre.
On frappa à la porte. Elijiah soupire, c'était l'heure. Plus jamais, il le jurait, on ne le reprendrait à accepter un stagiaire ou quoi que cela soit. Cela l'obligerait à faire semblant d'en avoir quelque chose, cela l'obligerait à faire encore plus semblant d'être content d'être là. Il serait encore une fois obligé de se faire passer pour le mec sympa alors qu'il en avait tout sauf l'envie. Ce qu'il avait envie, c'était montrer son côté taciturne, qu'on sache que non, on ne venait pas le déranger pour une classe partagée. Non. Mais forcément, il ne le pouvait pas. Alors il se leva, tenta d'essayer d'oublier qu'il avait mal à la tête, qu'il avait envie de rentrer chez lui, qu'il avait juste envie de dormir et s'approcha de la porte. Il souffla un grand coup, essaya de paraître frais. En temps normal, il réussissait plutôt bien cet exercice. Il posa sa main sur la poignée et la poussa vers le bas tout en tirant l'ensemble vers lui. Un homme aux cheveux noirs lui faisait face, il faisait à peu près sa taille il lui semblait. Elijiah lança devant lui une main faussement ferme et afficha un sourire poli, peut être un poil aimable ? Il n'avait pas vraiment conscience de lui même.

- Monsieur Richards c'est ça ?...Bien, Elijiah Donovan.

Il lâcha la main. Bon, ça allait bien comme ça hein.On allait pas non plus prolonger les festivités. Elijiah lui présenta la salle en se renfonçant vers son bureau. Il passa derrière celui-ci et se rassit en présentant la chaise. Il fouilla dans ses dossiers en priant avoir préparé quelque chose. Il trouvit une enveloppe bien trop maigre pour laisser penser qu'il avait sérieusement pensé à préparer quelque chose. Il l'ouvrit cependant d'un air assuré. On allait encore une fois faire du théâtre. Ah, il avait tout de même glissé un emploi du temps. Il le lui tendit.

- Voilà, c'est votre emploi du temps et normalement ça ne devrait pas trop bouger. La salle xxx c'est celle-là, et la yyy c'est à l'étage au dessus...et...voila.

Deux questions le taraudait. Quand est ce qu'il pourrait rentrer chez lui ? Et qu'est ce qu'un étudiant qui faisait un cursus tout autre que Physique-Chimie faisait dans sa salle de cours ? Elijiah était fatigué.


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MessageSujet: Re: No thought control ft. Alek   Dim 22 Jan - 6:03


We don't need no education, we don't need no thought control, no dark sarcasm in the classroom, teachers leave them kids alone  Alek & Elijiah

No thought control

Alek était étudiant en sociologie et en psychologie. Il avait un stage à faire dans le cadre de son cours de sociologie. Il avait déjà un sujet d’étude en tête et pour se faire, il devait trouver un professeur acceptant des stagiaires. Il s’était tourné vers le lycée de la ville et en faisant le tour des professeurs, il avait vu un professeur de physique-chimie qui lui avait littéralement tapé dans l’œil. Il avait donc fait les démarches pour pouvoir être son stagiaire. Bien entendu, il n’allait pas vraiment lui être d’une grande aide. En fait, s’il était stagiaire dans ce lycée, c’était surtout pour observer. Il voulait voir le lien social qui pouvait s’établir entre un professeur et ses élèves. Comment était-il perçu par eux ? Et comment percevait-il ses élèves ? Bref, rien en rapport avec la matière enseignée par ce grand brun.

Aujourd’hui, c’était le premier véritable rendez-vous avec le professeur Donovan. Le jeune homme avait hâte de le rencontrer. Il ne l’avait qu’entre aperçu dans les couloirs. Cette fois-ci, les présentations seraient véritablement faites. Le jeune étudiant avait joint l’utile à l’agréable. Il allait pouvoir suivre les cours d’un professeur et en plus d’un professeur carrément canon. Il fallait avouer une chose, Alek était stressé. D’une part parce qu’il allait devoir lui expliquer les raisons de ce stage. Et d’autre part parce qu’il savait déjà qu’il allait être intimidé. Même s’il assumait sa sexualité, ce n’était pas un champion de la drague et surtout, il avait énormément de mal à cacher ses sentiments. Enfin quand on parle de sentiments ici, c’est surtout d’attirance. Des signes physiques ne trompent pas quand il est attiré par un homme. Il rougit, il se passe la main dans les cheveux. Bref, il allait devoir redoubler d’efforts pour ne pas montrer au professeur de physique-chimie qu’il n’était clairement pas insensible à ses charmes. Une fois devant la porte, il toqua et attendit qu’on vienne lui ouvrir. Il n’avait pas à attendre bien longtemps. Le professeur Donovan lui ouvrit. Une poignée de main cordiale.

« - Effectivement c’est bien ça ! Enchanté monsieur Donovan ! »

Il le suivit jusqu’à son bureau et s’installa en face de lui. Il ne put s’empêcher d’étudier légèrement son visage. Il avait un visage masculin et agréable à regarder. L’avantage ici, c’était que le bureau cachait le corps de ce beau brun, ce qui allait avoir l’avantage de ne pas le déconcentrer. Il prit l’emploi du temps que venait de lui tendre le professeur de physique-chimie.

« - Merci beaucoup. Je ne sais pas vraiment si on vous a expliqué pourquoi j’ai choisi de faire ce stage dans ce lycée. En fait, pour mon cours de sociologie, je dois observer le lien social qui s’établie entre un professeur et son élève. »

Il préférait lui expliquer tout ça pour ne pas qu’il se dise qu’il avait été fou de choisir ce stage. Il passa sa main dans ses cheveux un peu gêné.

« - Je vous promets de ne pas empiéter dans votre cours en tout cas. »



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chasseur
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MessageSujet: Re: No thought control ft. Alek   Sam 28 Jan - 13:59


We don't need no education, we don't need no thought control, no dark sarcasm in the classroom, teachers leave them kids alone  Alek & Elijiah

No thought control

Tout cela, c'était un beau tissus de conneries. Une étude sociologique pour observer le lien établi entre professeurs et élèves ? C'était sûrement une blague, une plaisanterie non ? On l'avait piégé ou quoi ? Non mais ses élèves l'écoutaient, il commandait point. Il les aidait, il les appréciait parfois, mais cela s'arrêtait là. Du moins c'était ce qu'il essayait de se persuader. Il en était tout autrement, et Elijiah en était parfaitement conscient. Le problème, c'était qu'il ne l'avouerait jamais. Et si c'était un petit étudiant qui le lui envoyait en pleine face, une fois un stage dont il ne voyait nullement l’intérêt, la fierté d'Elijiah en prendrait un coup. Mais bon, maintenant qu'il avait accepté, il devait faire bonne figure. Il pria le ciel, pourquoi donc avait il eu cette fichue idée, pourquoi avait il dit oui ? Avait il seulement eu envie de garder son poste, craignant que, devant un refus, on l'envoie autre part ? Ou était-ce encore une fois cette envie d'aider les gens qui se cachait au fond de lui ? Aider les gens, non mais n'importe quoi. Elijiah écarta vivement cette idée de son esprit. Il n'aidait pas les gens, c'était tout. Il s'aidait lui même, et personne ne l'aidait. Excepté Hazel, mais elle, c'était une autre histoire. Elijiah, lui il trompait, il manipulait, il réduisait, il faisait mal. Il n'était pas un tuteur de stage pour un étudiant en psychologie ! Non, ce n'était pas comme cela que ça se passait. Mais pourtant, il était là, avec ce faux sourire poli, assis à son bureau en expliquant des banalités inutiles et stupides à un étudiant qui aurait dû se trouver partout, mais pas là. Non, on ne lui avait pas expliqué pourquoi il était là, et non il ne voulait pas savoir. Mais apparemment il n'avait pas le choix, et il retomba sur le fait que c'était un beau tissus de connerie. Mais c'était qu'il radotait mentalement le vieux Elijiah ? Oui. Il était fatigué, de très mauvaise humeur, alors il radotait sur sa colère, faisant tourner en boucle ses arguments pour montrer que de toute façon, tout était nul. Nul ? Tout à fait nul ? N'était-ce pas encore une façon de se voiler la face ? Parce que finalement, ce n'était pas si nul d'avoir sous son aile un stagiaire aussi beau que lui. Elijiah bloqua sur cette idée. Non mais ça allait oui ? Depuis quand on entretenait ce genre de pensées comme ça ? Ce n'était pas un élève, il n'avait pas ce statut, mais tout de même ! Surtout que là, il était au lycée, dans sa salle de classe, assis à son bureau. Il avait l'impression qu'une trentaine de paires d'yeux le dévisageaient d'un aire désapprobateur. Il chassa vivement cette idée de son esprit. Non, il ne devait pas formuler ce genre de pensées. Elijiah était complètement laissé de marbre, un peu blasé avec une pointe d'agacement devant ses explications. Il ne comprenait pas pourquoi cet étudiant était là, mais il ne voulait pas d'explications. Du moins pas là, pas quand il avait une barre qui lui scindait la tête au niveau des sourcils. Mais bon, il comprenait la logique qui avait poussé Alek à lui expliquer. Mais il ne se montrerait pas plus réceptif pour autant.

- Mmhmmh... cela m'a l'air fort intéressant...

Il laissa voir son scepticisme. La sociologie et tout ce bazar en rapport avec les sentiments humains, ce n'était apparemment pas vraiment son truc. L'esprit humain ? Elijiah voulait juste savoir comment le corrompre, le reste, il s'en tamponnait. Le soigner ? Le soulager ? Le consoler ? Il s'en moquait. Cela n'avait en aucun cas à voir avec ses plans alors il s'en éloignait. Sa rapprocher de l'essentiel, s'éloigner de l'inutile. Cela aurait pu être un des crédos d'Elijiah. Si il en avait eu. Il avait prononcé ces agréables paroles avec une moue faussement impressionnée, la bouche en canard, les extrémités tournées vers les bas, son regard s'était posé sur son bureau. Il avait surlignés les horaires de Alek. Il allait assister à autant de cours ? Doux Jésus, Elijiah allait devoir s'armer de patience. Il lui promettait de ne pas empiéter sur son cours ? Encore heureux tiens ! Elijiah ne voulait pas de lui dans sa salle de classe alors si en plus il se permettait de faire des quelconques interactions avec les élèves, Elijiah allait rentrer dans une colère noire. Non, il ne voulait absolument pas qu'il intervienne en quoi que ce soit. Il devait être transparent.

- Encore heureux.

Ce grognement lui échappa. Merde. Il avait laissé voir son mécontentement. Enfin, cela n'avait trompé personne il pensait. Il passa sa main droite dans ses cheveux, en guise de tic nerveux puis la reposa sur le bureau.

- Excusez moi. Dure journée.

Il essayait de se confondre dans ses excuses, mais là encore, cela ne trompait pas. Il avait tout autant grogné.


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